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Extranet du Copacé

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En 3 mots :

  • Lutte debout : le gouren a pour objectifs de faire tomber son partenaire directement sur les 2 épaules, sans lutte au sol. Ce type de pratique nécessite de la technique plus que de la force, et surtout une forme de respect et d'accompagnement dans la chute.
  • Lutte "habillée" : les lutteurs s'accrochent dans une chemise (la "roched"). Ils ne peuvent pas attraper les jambes de leur partenaire avec les mains (alors qu'on peut le faire en luttes africaines par exemple). Ils peuvent également utiliser leurs jambes pour faire des prises. Ils portent des "bragoù", pantalons noir lacés sous les genoux.
  • Lutte culturelle : cette lutte est aujourd'hui un sport à part entière. Mais il provient d'une pratique de lutte qui date depuis probablement les années 600 ap. JC, et dont on a des traces dans la littérature dès le XIIIième sicèle, sur l'ensemble de la Bretagne historique. La lutte bretonne était pratiquée par la petite noblesse bretonne, mais aussi par le paysan. Beaucoup de prises proviennent d'ailleurs de gestes des travaux des champs, pour s'économiser dans le lever des charges telles que les sacs de grain. Elle était pratiquée comme lutte d'apparât, comme préparation à la guerre avant l'introduction des armes à feu, mais aussi pour faire honneur à un visiteur de marque. Elle était à la fois à portée sportive, mais aussi symbolique et festive. On la pratiquait lors des fêtes religieuses ou lors des foires agricoles, lors des inaugurations d'aire de battage, etc.

Un serment :

Avant chaque début de tournoi, les lutteurs, alignés sur 2 lignes se faisant face, prêtent le serment du lutteur. A la fin du serment, les lutteurs scellent leur serment en se donnant l'accolade. Vous en trouvez un exemplaire du serment dans les 3 langues ci-dessous (Gallo, Brezhoneg, Français). Avant chaque combat et après chaque combat, les partenaires de lutte se redonnent l'accolade, pour se rappeler qu'ils ont prêté serment, et pour remercier leur partenaire à la fois du plaisir et de la justesse du combat, et du respect du serment. Le serment renvoie à des valeurs (cf. La pratique).

Gallo Brezhoneg Français

Je m’ajurr a lutae o net de la dreitór

Saun blescharderiy e saun maugraem

Pór mon enór

E pór l’enór de mon paèiz.

Pór seinefiae mon onestetaé

E continuae la cóstum a mez ancien,

A mon consort je viens dirr

“Veici ma maen, veiloe ma jot !”

M’hen tou da c’houren gant lealded

Hep trubarderezh na taol fall ebet

Evit ma enor

Ha hini ma bro.

E testeni eus ma gwiriegezh

Hag evit heul giz vat ma zud-kozh

Kinnig a ran d’am c’henvreur

Ma dorn ha ma jod

Je jure de lutter en toute loyauté

Sans traîtrise et sans brutalité

Pour mon honneur

Et celui de mon pays.

En témoignage de ma sincérité

Et pour suivre la coutume de mes ancêtres

Je tends à mon émule

Ma main et ma joue

photo du serment

En savoir plus :